Pays de Condé. Condamné pour avoir abusé de la faiblesse de sa tante à hauteur de 14 000 euros

Temps de lecture : 2 minutes

Ce 20 mars, le tribunal correctionnel de Valenciennes a condamné un sexagénaire pour abus de confiance à l’encontre de sa tante septuagénaire, au pays de Condé.

Image d’illustration par Bernd Schray de Pixabay
Des faits contestés

La présidente souligne que la victime a été indemnisée pour un viol à hauteur de 8000 euros, ce qui a pu attiser la convoitise de Jean-Marie*. Avec ses longs cheveux blancs, sa boucle d’oreille, sa barbiche et sa veste noire, le sexagénaire, par ailleurs élu municipal, ne se laisse pas faire. Il reconnaît avoir aidé sa tante pour ses démarches administratives et ses courses, et avoir reçu des “pourboires” en contrepartie entre 2018 et 2024, période retenue dans la prévention. “Au départ, je refusais ses pourboires, mais elle le laissait dans la voiture”, assure Jean-Marie. Selon lui, sa tante serait simplement généreuse et il n’a jamais cherché à en profiter.

“Je ne voulais rien lui donner, il a pris tout mon argent sur mon compte”, s’étrangle la victime qui fond en larmes dans la salle d’audience. En tout, les gendarmes ont comptabilisé 17 000 euros détournés à son profit.

Retraité, son casier reste vierge et, comme Jean-Marie s’est fait élire lors des dernières municipales de sa commune, la peine d’inéligibilité, automatique pour ce type d’infraction, pourrait avoir des conséquences sur son avenir politique.

Six mois avec sursis requis

Le parquet s’appuie sur les pièces médicales produites par la partie civile pour attester de la vulnérabilité de la victime. La substitut Dalbera requiert donc une peine de six mois de prison avec sursis et une peine d’inéligibilité pendant un an.

“Je n’ai aucune démonstration juridique de la commission d’un abus de confiance”, s’agace maître Maillard qui relève que la tante donne aussi à d’autres personnes. “C’est quelqu’un qui a toute sa tête”, assure l’avocate qui souligne que la plaignante ne bénéficie d’une mesure de protection que depuis l’année dernière, hors prévention.

Il peut encore sauver son avenir municipal

Le tribunal sanctionne pourtant Jean-Marie à hauteur de six mois de prison avec sursis simple et les juges rejettent la demande d’exclusion de B2 formulée par la défense, comme requis par le parquet. Ils revoient néanmoins à la baisse les sommes à indemniser avec un total de 14 900 euros. La présidente Gosteau précise cependant que le condamné pourra reformuler une demande d’exclusion de B2 dans six mois. Avant les municipales, donc.

Plus de détails sur les peines d’éligibilité sur ce lien.

* prénom(s) d’emprunt

Les condamnés ont dix jours pour interjeter appel de la décision du tribunal.

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Ressources


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Lisa Largillet

Journaliste et autrice de fictions (sous pseudonyme) qui a toujours vécu dans le Valenciennois, je couvre les audiences du tribunal correctionnel de Valenciennes depuis 2012 pour la presse locale. Je dispose aussi d'une courte mais enrichissante expérience en tant que secrétaire juridique dans un cabinet d'avocats.

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