La juridiction de Valenciennes se distingue malheureusement par un taux de violences intrafamiliales qui bat des records. Cette page a pour vocation de présenter chaque type de violences en les illustrant par des cas concrets passés devant le tribunal correctionnel, voire aux assises.
Elle sera donc étoffée et mise à jour de façon progressive.
Les violences physiques
Il s’agit du type de violences auquel on pense, en général, quand on évoque le sujet, mais elles peuvent se manifester de façons très diverses.
Dans cet exemple, la victime a été serrée à la gorge, au milieu de menaces de mort. Vu l’état d’alcoolisation de son compagnon, la dame a dû sérieusement se demander s’il n’allait pas vraiment la tuer :
Saint-Amand. En complet état d’ivresse, il s’en prend très violemment à sa compagne
Il est très fréquent que les victimes, une fois à la barre, en viennent à minimiser les violences subies, surtout si elles en ont subi pendant longtemps. Comme elles ont connu bien pire, elles ont un seuil de tolérance bien trop haut, comme dans cet exemple où le prévenu avait sorti un couteau :
Fresnes-sur-Escaut. Il avait sorti un couteau devant sa sœur, son ex et une amie sur la place
Tout ce qui effraie peut être considéré comme une violence. Ainsi, on peut se faire condamner pour avoir poussé sa compagne dans le canapé ou avoir frappé dans les murs, comme dans ces deux exemples :
Valenciennes. Condamné pour avoir poussé sa compagne sur le canapé
Vieux-Condé. Prévenu de violences, il se défausse sur sa belle-fille de douze ans
Le viol conjugal
Certains croient encore aujourd’hui au « devoir conjugal », qu’à partir du moment où on est en couple avec quelqu’un, on doit consentir à toutes ses demandes sexuelles, ou encore qu’il est impossible de poursuivre son compagnon pour viol.
Dans cet exemple, la très jeune victime n’a jamais vraiment eu le sentiment d’avoir effectivement été victime d’un viol:
Valenciennes. Condamné pour avoir violé sa compagne de quinze ans
Le harcèlement
Le harcèlement consiste en des agissements répétés, qu’on peut parfois confondre, s’ils sont pris isolément, avec de gentilles attentions. La différence, c’est que l’objectif et/ou l’effet est d’oppresser la victime. Comme dans cet impressionnant exemple dans lequel un sexagénaire refuse de laisser son ex passer à autre chose. Il alterne entre menaces et messages d’amour, et totalise 60 mois de prison pour cet acharnement:
Valenciennois. Malgré les peines de prison, le sexagénaire continue à “empoisonner” la vie de son ex
Le chantage au suicide
Difficile de discerner un véritable mal-être et une tentative de manipulation, surtout quand on garde un attachement à la personne. Dans le dossier ci-dessous, le mis en cause est venu dans le jardin de son ex avec un pistolet au prétexte d’embrasser son enfant avant de se tuer dans un champ à proximité.
Onnaing. Une famille terrorisée et des policiers choqués par un trentenaire suicidaire et armé
La violation de l’interdiction de contact
Souvent, la justice prononce une interdiction de contact pour protéger la victime malgré elle, alors qu’elle veut lui redonner une chance. Il arrive alors que le condamné viole son interdiction de contact et de paraître au domicile de sa victime, sous l’insistance de celle-ci. Comme dans ce dossier :
Denain. Interdit de contact avec sa compagne, il revient chez elle, « pour voir »






