Beuvrages. Les parents des jumelles retrouvées mortes ont été placés en détention provisoire

Temps de lecture : 3 minutes

Le drame survenu à Beuvrages, près de Valenciennes, prend une tournure judiciaire majeure. Mercredi 1er juillet 2026, les parents des jumelles de 15 mois retrouvées mortes par déshydratation ont été mis en examen et placés en détention provisoire, selon des informations de La Voix du Nord et de RTL.

Devanture du tribunal judiciaire de Valenciennes, situé au 6 rue des dentelières, le 10 juin 2026.

Transparence : Cet article a été synthétisé ou mis en forme avec l’aide d’une Intelligence Artificielle (à partir de sources de presse ou de notes d’audience), puis méticuleusement relu et vérifié par la rédaction avant sa publication.

Le lundi 29 juin, en début d’après-midi, un couple de Beuvrages composait le numéro des secours après avoir découvert leurs deux benjamines inanimées dans leurs lits respectifs. L’alerte n’aura pas suffi à sauver les fillettes. Les conclusions médico-légales communiquées par la procureure de Valenciennes, Christelle Dumont, se révèlent particulièrement lourdes : les deux jumelles sont décédées des suites d’une déshydratation sévère, les examens révélant en outre une insuffisance pondérale flagrante.

Le reste de la fratrie, composée de quatre autres enfants âgés de deux ans et demi à six ans, a également été retrouvé dans un état de déshydratation avancée, bien que leurs jours ne soient pas en danger. Sortis de l’hôpital, ils ont tous été pris en charge de manière unie par l’aide sociale à l’enfance (ASE).

Des parents « anéantis » face à une chronologie tragique

À l’issue de quarante-huit heures de garde à vue, le père de 35 ans et la mère de 32 ans ont été mis en examen pour privation de soins par ascendant ayant entraîné la mort sur mineurs de moins de 15 ans. Un juge d’instruction a été saisi pour faire toute la lumière sur la chronologie exacte de ce drame de la négligence. Lors des premières investigations, la mère a concédé aux enquêteurs avoir nourri ses filles pour la dernière fois le dimanche soir à 19 heures, pour ne revenir dans leur chambre que le lendemain à 13 heures.

Leurs avocats décrivent des parents « dévastés ». Me Abdelcrim Babouri, l’avocat du père, évoque un homme « complètement anéanti » et rongé par les regrets face à l’horreur de la situation.

La stupeur locale face au profil du couple

Cette tragédie suscite une immense incompréhension à Beuvrages, où la famille, non connue des services de justice ou de l’assistance éducative, jouissait d’une image sans histoire. Le maire de la commune, Ali Benyahia, extrêmement éprouvé, avait lui-même célébré le mariage des parents le 28 mars dernier et les avait croisés en famille, tout sourire, lors de la récente Fête de la musique.

L’édile a publiquement appelé au calme face au déferlement de haine sur les réseaux sociaux, réclamant le respect du temps judiciaire. L’enterrement des fillettes se déroulera d’ailleurs dans la plus stricte intimité. Inconnus des services judiciaires jusqu’alors, les deux parents encourent désormais trente ans de réclusion criminelle.

Synthèse réalisée d’après les informations de La Voix du Nord et les révélations de RTL.

⚖️ Le Point de Droit : Que dit le Code pénal ?

Les parents ont été mis en examen sur le fondement de l’article 227-15 du Code pénal. Ce texte réprime le fait de priver un mineur de soins au point de compromettre sa santé.

« Le fait de priver un mineur de moins de quinze ans d’aliments ou de soins au point de compromettre sa santé par une personne ayant autorité sur lui est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende. »

Cependant, lorsque ces privations ont entraîné la mort du mineur sans intention de la donner, l’infraction relève de l’article 227-16 du Code pénal. S’agissant d’un crime, le dossier est orienté vers une instruction et les accusés encourent alors une peine maximale de 30 ans de réclusion criminelle.

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Lisa Largillet

Journaliste et autrice de fictions (sous pseudonyme) qui a toujours vécu dans le Valenciennois, je couvre les audiences du tribunal correctionnel de Valenciennes depuis 2012 pour la presse locale. Je dispose aussi d'une courte mais enrichissante expérience en tant que secrétaire juridique dans un cabinet d'avocats.

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