Raismes. Il crache sur son ex et la gifle devant leurs petites filles

Temps de lecture : 3 minutes

Le tribunal correctionnel a jugé ce 4 avril un trentenaire pour des violences en état alcoolique sur son ex, à Raismes. Leurs jumelles de six ans étaient présentes au moment des faits.

Image d’illustration par Enrique de Pixabay
Des problèmes d’addiction, notamment à l’alcool

Le casier de Steeve* comporte déjà six mentions, mais aucune pour des violences. Brun, les cheveux courts, il est âgé de trente-trois ans et a rompu avec la mère de ses jumelles à cause de ses addictions, en 2020. Au moment des faits, il se trouvait sous sursis probatoire.

Ce 20 avril 2024, il boit alors qu’il doit récupérer ses enfants chez son ex. Le trentenaire ment à sa mère en lui disant qu’ils sont en danger pour qu’elle accepte de l’amener malgré son ivresse. Mais une fois sur place, son ex refuse de lui confier leurs petites filles au vu de son état. Alors, il lui crache dessus et lui assène plusieurs gifles. Les petites sont réveillées par les cris et au moins l’une d’elles assiste en partie aux violences.

Le trentenaire semble avoir pris conscience de la gravité des faits

“C’est pas responsable de ma part, en tant qu’homme”, reconnaît Steeve face au tribunal. Il conteste cependant les gifles. La présidente lui fait remarquer que son suivi, dans le cadre du sursis probatoire, se déroule plutôt mal. Le trentenaire répond qu’il préfère privilégier son insertion professionnelle avec un contrat qui l’amène à effectuer de nombreux déplacements. Et donc à rater ses autres rendez-vous.

La victime principale n’est pas venue au procès et n’a rien réclamé. De ce fait, maître Dubois se charge de représenter le département, pour les jumelles. L’avocat se satisfait d’entendre Steeve avoir conscience des conséquences de ses actes sur elles. Néanmoins, l’administrateur ad hoc suggère de lui interdire de paraître au domicile, voire à Raismes, pour leur garder une “zone refuge”, sans pour autant l’empêcher de les voir. L’avocat réclame enfin 3000 euros de dommages et intérêts pour chacune d’elles.

Un total de huit mois ferme requis

Le parquet requiert une peine de cinq mois de prison en plus de la révocation du précédent sursis à hauteur de trois mois et, enfin, l’interdiction de paraître au domicile des victimes pendant deux ans”.

“Ça fait quand même un an que je suis séparé de mes enfants”, déplore Steeve, qui n’a pas pris d’avocat pour se défendre. Il estime donc avoir déjà été bien puni, alors qu’il pense bien s’occuper de ses filles, hormis sur ces faits.

Quinze mois de prison avec une partie ferme aménageable

Le tribunal prononce la peine d’un an de prison, dont six mois avec sursis probatoire pendant deux ans assorti d’obligations de soins, de travailler et d’indemniser les victimes, ainsi que d’une interdiction de paraître à leur domicile. Le tout avec exécution provisoire. Le précédent sursis a été révoqué à hauteur de trois mois, mais la peine ferme pourra être aménagée dans les modalités fixées par le juge d’application des peines. Steeve devra verser 500 euros pour chacune de ses filles et un total de 1200 euros pour les frais d’avocat et du département.

* prénom(s) d’emprunt (sauf exception, la véritable identité des condamnés ne sera mentionnée sur ce site qu’à la demande des juges)

Les condamnés ont dix jours pour interjeter appel de la décision du tribunal.

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Ressources


Les chiffres de la délinquance à Raismes.


3919, numéro d’écoute national, anonyme et gratuit, destiné aux femmes victimes de violences et à leur entourage.


La plateforme pour signaler en ligne des faits de violences conjugales, sexuelles ou sexistes.


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Lisa Largillet

Journaliste et autrice de fictions (sous pseudonyme) qui a toujours vécu dans le Valenciennois, je couvre les audiences du tribunal correctionnel de Valenciennes depuis 2012 pour la presse locale. Je dispose aussi d'une courte mais enrichissante expérience en tant que secrétaire juridique dans un cabinet d'avocats.

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