Partage de photos d’enfants sur les réseaux : un risque réel à connaître

Temps de lecture : 2 minutes

Un partage de photos anodines peut avoir des conséquences tragiques. Ce que vous publiez peut être récupéré et réutilisé par des réseaux criminels à l’échelle mondiale.

Image d’illustration par Alexa de Pixabay

D’après l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique, plus de 53 % des Français ont déjà publié des photos de leurs enfants sur les réseaux sociaux, sans imaginer les conséquences possibles. Cette pratique, appelée sharenting, alimente malgré eux des réseaux criminels en ligne.

Un rapport de la Fondation pour l’enfance, daté d’octobre 2024, révèle que 50 % des contenus d’enfants échangés dans les cercles pédocriminels proviennent de publications parentales rendues publiques.

L’essor des contenus générés par l’intelligence artificielle

La technologie amplifie le phénomène. Les IA génératives peuvent produire des images ou vidéos à caractère pédopornographique en moins de trois secondes, explique Joëlle Sicamois, directrice de la Fondation pour l’enfance. Ces contenus sont non seulement créés à partir de photos publiées en ligne, mais utilisés aussi pour entraîner des modèles de deepfakes de plus en plus sophistiqués.

Des signalements montrent que certains utilisateurs utilisent des codes (comme l’émoji pizza sur TikTok) pour diriger vers des canaux privés (Telegram ou WhatsApp) offrant de tels contenus contre paiement.

Les mises en garde et initiatives législatives

La députée Alexandra Martin alerte : « Quand on publie une photo anodine de son enfant sur Facebook, elle peut finir stockée dans des milliers de bibliothèques de pédophiles à travers le monde. » Elle propose une loi pour durcir les sanctions contre les deepfakes sexuels impliquant des mineurs, ainsi que la création de modèles ou apps facilitant leur élaboration.

Recommandations concrètes pour les parents

Les experts invitent les parents à restreindre la diffusion des images de leurs enfants :

  • privilégier le partage privé (famille, cercle proche),
  • passer les comptes en mode privé,
  • masquer les visages si l’image doit circuler plus largement

Cet article a été réalisé à partir de cet article de rtl datant de mars 2025.


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Lisa Largillet

Journaliste et autrice de fictions (sous pseudonyme) qui a toujours vécu dans le Valenciennois, je couvre les audiences du tribunal correctionnel de Valenciennes depuis 2012 pour la presse locale. Je dispose aussi d'une courte mais enrichissante expérience en tant que secrétaire juridique dans un cabinet d'avocats.

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