Amandinois. Deux sœurs victimes du harcèlement d’un érotomane ?

Temps de lecture : 3 minutes

Une dame qui réside dans l’Amandinois a déposé plainte contre un homme qui multiplie les déclarations d’amour, avant de tenter sa chance de la même façon avec sa sœur. Le procès devait se tenir ce 2 octobre, mais il a dû être renvoyé.

Image par Olessya de Pixabay


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Une expertise psychiatrique de deux lignes

Camille* s’est présenté à son procès accompagné de deux infirmiers, car l’Amandinois de 36 ans est interné dans un hôpital psychiatrique sous contrainte depuis le 26 juin. Et dès le départ, la présidente Gosteau annonce un souci dans le dossier : l’expertise psychiatrique ne fait que deux lignes. Difficile, voire impossible, de juger un prévenu pour de tels faits sans un éclairage satisfaisant sur son état psychique au moment du harcèlement présumé. Était-il responsable de ses actes ? Avait-il l’intention de nuire ?

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Une fixation qui terrifie

La présidente explique cependant que Camille a rencontré sa victime présumée chez les scouts, quand ils étaient ados, sans pour autant avoir été très proches. Début 2025, il la demande en amie sur les réseaux sociaux. Elle refuse. Il insiste au point qu’elle doit le bloquer sur tous ses comptes, mais il trouve toujours un moyen de la contacter. La juge lit plusieurs des messages : “Je cherche une femme 100% autonome. Je t’admire. […] Tu es la femme de ma vie.” “C’est beaucoup de déclarations d’amour très, très ampoulées”, résume Laurence Gosteau. En prime, la dame indique le voir traîner autour de son domicile, lui déposer des fleurs devant sa porte… Au point de générer peur, hypervigilance et troubles du sommeil.

À la suite de sa garde à vue, le trentenaire subit une première hospitalisation sous contrainte, dont il sort le 10 juin dernier. Il assure avoir compris et avoir abandonné son amour pour la jeune femme… qu’il aurait transféré sur la sœur de celle-ci.

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Le procès doit se tenir le 27 novembre prochain

“C’était un délire érotomaniaque, mais c’est passé, j’ai changé de traitement”, assure Camille à la barre. Le tribunal préfère renvoyer le dossier au 27 novembre, en espérant que d’ici là une nouvelle expertise, plus fournie, pourra l’éclairer sur la personnalité du prévenu. Celui-ci est maintenu sous contrôle judiciaire, et en psychiatrie, jusque-là, sauf si un juge décide de lever la contrainte entre-temps.

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* prénom(s) d’emprunt (sauf exception, la véritable identité des condamnés ne sera mentionnée sur ce site qu’à la demande des juges)

Les condamnés ont dix jours pour interjeter appel de la décision du tribunal.

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Ressources


Si vous êtes victime d’infraction, vous pouvez être accompagnée gratuitement pour connaître vos droits, effectuer vos démarches juridiques ou obtenir de l’aide psychologique : composez le 116 006, ou rendez vous au bureau d’aide aux victimes du tribunal : prise en charge du lundi au vendredi 8h30 -12h / 13h30 – 16h30 sav.valenciennes@primtoit.org 03.59.38.43.19 ou 03.27.20.26.26 ou directement au TJ 6 avenue des Dentellières 59300 Valenciennes.


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Lisa Largillet

Journaliste et autrice de fictions (sous pseudonyme) qui a toujours vécu dans le Valenciennois, je couvre les audiences du tribunal correctionnel de Valenciennes depuis 2012 pour la presse locale. Je dispose aussi d'une courte mais enrichissante expérience en tant que secrétaire juridique dans un cabinet d'avocats.

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