Valenciennes. À peine sorti de prison, il retourne devant le lieu de travail de sa victime
Ce mercredi 10 juin, le tribunal de Valenciennes a condamné un homme sans domicile fixe qui a violé son interdiction de paraître rue de Mons, là même où il avait agressé une pharmacienne en octobre 2025.

Le 24 octobre 2025, les juges avaient condamné Sofian* à huit mois de prison avec maintien en détention et une interdiction de paraître rue de Mons, à Valenciennes, où il avait agressé une pharmacienne. Le 16 avril dernier, celle-ci a été stupéfaite, et apeurée, de retrouver son agresseur juste devant son officine.
Après avoir attendu une dizaine de minutes en espérant qu’il partirait, elle a appelé la police municipale, qui a procédé à l’interpellation du quadragénaire. Il venait tout juste de sortir de prison, et sa tutrice l’attendait le jour même pour lui faire visiter un logement à Bruay-sur-Escaut.
Vingt-six mentions au casier et des troubles psychiatriques
Le prévenu de 43 ans est donc repassé devant ses juges, ce 10 juin, en assurant qu’il n’avait pas compris que l’interdiction portait sur l’intégralité de la rue, et pas seulement sur la pharmacie elle-même.
Fils unique, l’homme n’a plus de famille et doit suivre un traitement lourd pour des troubles psychiatriques pour lesquels il bénéficie de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Son casier judiciaire s’avère lourd, comportant déjà vingt-six mentions depuis 2001 pour des faits de stupéfiants, violences, vols ou encore recels.
Le verdict : deux mois de prison ferme
La réitération des faits si rapidement après sa levée d’écrou n’a pas joué en sa faveur. Le tribunal l’a condamné à une peine de deux mois de prison ferme.
En espérant qu’il ait, cette fois, bien saisi la portée de son interdiction géographique, comme il l’a clamé à plusieurs reprises lors de l’audience avant de repartir en détention.
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⚖️ Délai légal : Les personnes condamnées disposent d’un délai de dix jours pour interjeter appel de la décision du tribunal. Tout prévenu non condamné définitivement reste présumé innocent.
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