Valenciennes. Trois demandes de mise en liberté jugées et… refusées

Temps de lecture : 2 minutes

Ce 20 mars, le tribunal correctionnel de Valenciennes a dû statuer sur les demandes de mise en liberté de trois hommes placés en détention provisoire dans l’attente de leur jugement. Trois situations différentes et trois refus justifiés par les juges.

Image d’illustration d’une prison irlandaise par jraffin de Pixabay

Chaque personne placée sous détention provisoire peut formuler une demande de mise en liberté, à n’importe quel moment, s’il estime que cette détention ne se justifie plus et les juges doivent alors statuer sur cette demande. Vous pourrez trouver plus de détails sur ce lien.

Une autre lecture des textes

Le premier à se présenter ce jeudi avec l’espoir de sortir a trente-deux ans et trois mentions sur son casier. Le 30 mai prochain, il devra répondre de vols par ruse à Mons et participation à association de malfaiteurs, entre autres à Rouvignies. Une première demande, début mars, a déjà été refusée. Là, maître Bensoussan, estime que la détention provisoire ne peut excéder deux mois pour une comparution à délai différé. L’avocat souligne en outre que l’épouse de son client souffre d’importants problèmes de santé.

Le parquet  et les juges n’interprètent pas les textes de la même manière et le prévenu est donc maintenu en détention pour prévenir le renouvellement de l’infraction, éviter tout risque de concertation avec le coprévenu qui a, lui, été libéré récemment, et s’assurer qu’il sera bien présent lors de son procès.

Choc carcéral

Le deuxième a vingt ans et brille par son immaturité : il oublie de se présenter à son procès et d’honorer ses rendez-vous avec le SPIP. Il doit être jugé le 28 mars notamment pour des violences avec une voiture. Avec son avocate, maître Galluet, il demande à être placé sous bracelet électronique pour pouvoir travailler. C’est la première fois qu’il se retrouve en détention. “Il ne faut pas prendre à la légère le premier choc carcéral, plaide son avocate, quand on a vingt ans et qu’on arrive dans ce zoo. Pardon de le dire comme ça.”

Le tribunal refuse la demande, mais lui suggère de préparer son dossier pour un bracelet électronique en vue de l’audience, huit jours plus tard.

Psychiatrie

Le dernier présente des troubles schizophréniques à vingt-deux ans. Le 24 mars, il devra répondre de faits de vols et extorsions. “Je n’arrive pas à vivre en prison”, explique-t-il au tribunal. Son avocate estime que sa pathologie est incompatible avec le milieu carcéral. Là encore, les juges ont refusé de le placer sous contrôle judiciaire ou bracelet électronique et il devra donc attendre les quatre jours qui lui restent dans sa cellule.

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Lisa Largillet

Journaliste et autrice de fictions (sous pseudonyme) qui a toujours vécu dans le Valenciennois, je couvre les audiences du tribunal correctionnel de Valenciennes depuis 2012 pour la presse locale. Je dispose aussi d'une courte mais enrichissante expérience en tant que secrétaire juridique dans un cabinet d'avocats.

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