Bilan intermédiaire d’octobre 2025
Comme promis lors du bilan annuel et au vu de la situation compliquée du site, il est temps d’étudier comment la fréquentation a évolué depuis deux mois, avec les changements qui ont été apportés. Est-ce qu’on se rapproche des 10 000 abonnés ?

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J’avais annoncé, dans cet article, une série de changements dans mes pratiques afin d’intéresser un maximum de monde à mes chroniques judiciaires, et ainsi sortir du bénévolat.
Car ce travail m’occupe entre 10 et 20 heures par semaine, quand je ne suis pas en convalescence, et pour le moment, en un an et demi, il m’a rapporté trente euros et m’en a coûté près de 200.
Le sujet judiciaire me passionne, mais il a aussi tendance à me plomber le moral, et je m’en occupe au détriment d’autres activités, plus épanouissantes et… plus rémunératrices.
Une activité essentielle ?
Je continue cependant à penser que montrer la justice de façon détaillée et en accès libre présente un intérêt vital dans cette époque périlleuse où l’institution est mise à mal par certains responsables politiques. Je continue à penser qu’il est essentiel de montrer comment la justice est rendue, malgré des moyens toujours aussi insuffisants. Je continue à penser que les citoyens ont besoin de voir la réalité de la délinquance locale, sans cliché, sans manichéisme. Je continue à penser qu’il faut orienter les victimes , mais aussi ceux qui souffrent d’addictions, de problèmes de comportement vers des structures qui pourront les aider AVANT la commission d’infractions.
Néanmoins, je ne peux porter ce site seule, sans un minimum de rétribution financière. Je ne suis pas exigeante : j’ai fixé le seuil de rentabilité à 300 euros par mois. Et pour cela, j’ai besoin de dons et/ou de partenariats commerciaux. Mais pour l’un comme pour l’autre, il me faut intéresser un maximum de monde à mes articles et mes publications diverses.
En août, j’ai fait le constat que vous êtes trop peu nombreux à me suivre pour espérer un financement suffisant, et j’avais fixé un objectif à 10 000 abonnés sur mes diverses plateformes sociales à atteindre avant le mois de janvier 2026 pour pouvoir continuer à y croire.
Les chiffres
Depuis le 20 août, 16 nouveaux articles ont été publiés, soit huit par mois, avec un rythme moyen d’un article tous les trois jours, sachant que je suis de nouveau dans une période de convalescence après une opération chirurgicale.
Sept personnes supplémentaires se sont abonnées à la newsletter mensuelle (gratuite), aucune nouvelle personne ne s’est abonnée à la newsletter hebdomadaire (payante), toutes deux créées en août dernier.
- Sur les réseaux sociaux
Facebook : 470 -> 505 followers
Instagram : 5 -> 11 followers
Threads : 1 -> 2 followers
LinkedIn: 122 -> 124 relations
Twitter/X : 13 -> 10 followers
Bluesky : 9 -> 14 followers
Soit un total de 666 personnes qui me suivent sur les réseaux sociaux, contre 620 en août. Les changements fonctionnent, mais demeurent très insuffisants, d’autant qu’aucune n’a fait de don sur Tipeee ou sur Paypal.

En conclusion
Tous les changements annoncés ont été réalisés, sauf concernant mon rapprochement avec le parquet. Je ne suis pas allée le consulter parce que je n’en ai pas trouvé l’occasion, d’autant que plusieurs magistrats sont partis vers d’autres cieux, d’autres sont arrivés et il me semble qu’ils ont d’autres priorités que de discuter avec moi. Et pour être tout à fait honnête, ma faible audience me fait douter de ma légitimité et de l’intérêt pour eux à me considérer. Cercle vicieux.
Pour le reste, les efforts paient, mais bien trop peu. Il convient donc de faire évoluer mes pratiques. Je pourrais, bien sûr, verser dans le sensationalisme, le buzz, les superlatifs, mais ce serait trahir ma ligne éditoriale et mes valeurs. Je préfère prendre le temps qu’il faut pour me faire connaître, plutôt que de nourrir un sentiment d’insécurité artificiel déjà bien trop élevé.
Une fois ma convalescence terminée, je pense passer d’une audience par semaine à deux audiences par mois. Une audience à juge unique et une collégiale. Je ne peux pas me permettre de fournir plus d’efforts toutes les semaines de façon totalement bénévole, surtout au détriment de mes autres activités. Les audiences à juge unique devraient me fournir suffisamment de matière pour disposer d’une chronique à partager sur les réseaux sociaux tous les trois jours, le rythme que j’ai instauré depuis la rentrée. La collégiale offrira des dossiers un peu plus complexes et marquants, et donc d’autant plus intéressants.
Dans le même temps, je compte amener mes lecteurs à se mettre à la place des magistrats, leur demander quelle peine ils auraient prononcée et pourquoi. En espérant qu’il n’y aura pas de débordements.
En résumé, il me semble clair que j’ai le choix entre augmenter de façon radicale mes efforts pour gagner des lecteurs, sans aucune garantie de générer des revenus suffisants dans des délais raisonnables, ou au contraire temporiser, laisser le temps faire son œuvre, en réduisant l’impact sur mes autres activités, rémunératrices.
Je choisis donc cette seconde option. Et si jamais rien ne bouge dans les mois qui viennent, j’en tirerai les conséquences.






