Bilan du site 2024-2025
Après un peu plus d’un an d’existence, il est temps de tirer un premier bilan sur ce site, avec ce qui marche, ce qui marche moins, les objectifs, les statistiques… Alors, stop ou encore ?

Pour suivre l’actualité du site sur nos réseaux sociaux :
Le 11 juin 2024 à 15h21 sortait la première chronique judiciaire valenciennoise : Des enfants sortis de la maison de l’horreur. Un procès déjà ancien à l’époque, mais marquant.
Dès le départ, ma volonté était de faire entrer mes lecteurs dans la salle d’audience pour montrer comment la justice est rendue à Valenciennes de façon plus détaillée que dans la presse locale traditionnelle. Et surtout, en accès libre. En effet, je pense que, si on ne lit que le titre de ces articles, conçu pour attirer l’attention et inciter à prendre un abonnement, on nourrit un sentiment d’insécurité et d’injustice basé sur une apparence qui peut s’avérer trompeuse.
Dans le même temps, il s’agit d’orienter le justiciable, notamment les victimes, vers des structures qui peuvent les aider, à se trouver un avocat au besoin, etc. Car n’importe qui peut un jour se retrouver dans une enceinte de justice.
Vous pouvez retrouver le détail de ma philosophie et de ma vision de ce site sur la page « À propos« .
Il a fallu que j’apprenne à créer et entretenir un site Internet, animer des réseaux sociaux, réaliser des visuels, trouver des idées pour ces visuels… Et le tout, en autodidacte, avec deux autres activités plus ou moins rémunératrices, d’importantes difficultés personnelles et la volonté de faire preuve de prudence : il s’agit d’une matière délicate sur laquelle la moindre erreur peut occasionner des conséquences lourdes.
En août 2025, on peut dire que Chroniques Judiciaires Valenciennoises reste en période de rodage. Je continue à apprendre et à m’améliorer.
1. Les chiffres clés
En 14 mois, 145 articles ont été publiés, soit environ 10 par mois.
Depuis la création des Chroniques Judiciaires Valenciennoises, 3100 personnes l’ont visité.
2 personnes se sont abonnées à la newsletter mensuelle (gratuite) et 1 personne s’est abonnée à la newsletter hebdomadaire (payante), toutes deux créées en août 2025.
- Sur les réseaux sociaux :
Facebook : 470 followers
Instagram : 5 followers
Threads : 1 follower
LinkedIn : 122 abonnés
Twitter/X : 13 followers
Bluesky : 9 abonnés
Soit un total de : 620 abonnés aux différents réseaux sociaux.
- Sur les plateformes de « pourboires »
Tipeee : 0
Paypal : 1 personne verse un pourboire mensuel.
2. Les thématiques couvertes
La catégorie qui revient le plus concerne les violences, avec 82 articles, dont 37 portant sur des violences conjugales et 14 agressions sexuelles.
Ensuite, viennent les atteintes aux biens avec 15 articles et les faits en lien avec les stupéfiants, avec 14 occurences.
La catégorie des relaxes intégrales comprend 5 articles.
Au cours de cette année, j’ai suivi plusieurs audiences à juge unique, des collégiales et des comparutions immédiates. Les premières rencontrent moins de succès que les deux autres, mais il convient de ne pas les écarter totalement : certains dossiers revêtent un intérêt public et ce type d’audience traite d’une délinquance « ordinaire » dans laquelle on peut, particulièrement, se retrouver.
Le choix des audiences sera déterminant pour la suite.
Les articles qui ont connu le plus de succès :
Onnaing. Une famille terrorisée et des policiers choqués par un trentenaire suicidaire et armé : 571 vues
Des cambrioleurs à Verchain-Maugré, Sebourg et encore d’autres communes du Valenciennois : 431 vues
Petite-Forêt. “Je m’engage à reverser cette somme à l’association des orphelins de la police” : 323 vues
Vieux-Condé. Quatre ans de prison pour agression sexuelle sur une mineure : 284 vues
A noter que les partages de la page Hainaut TV ont grandement augmenté la visibilité des articles. Je ne peux que les en remercier.
3. Le modèle économique
Pour le moment, il repose uniquement sur la bonne volonté des lecteurs. Il s’agit d’un pari risqué, dont les résultats actuels sont très insuffisants pour péréniser l’activité. Il faudrait multiplier ces revenus par 20 pour que ce travail, chronophage, devienne intéressant, avec 300 euros par mois. En cumulant avec les revenus de mes deux autres activités, cette somme représenterait une base intéressante au-delà de laquelle je pourrais envisager de réduire mes autres activités au profit de ce site.
Pour cela, il faudrait gagner en visibilité, dépasser les 10 000 abonnés, et donc encourager le partage.
Faute de quoi, il faudra abandonner ou changer de modèle. Sachant que les partenariats publicitaires dépendent aussi de la visibilité, et que je n’ai actuellement pas les moyens de payer un professionnel pour rédiger une matrice de contrat à proposer aux potentiels partenaires.
Je vais donc me fixer l’objectif d’atteindre les 10 000 abonnés d’ici au 31 décembre pour atteindre ces 300 euros de revenus mensuels au plus tard en juillet 2026. Il suffirait que, sur les 10 000, 300 acceptent de me verser au moins 1€ par mois.
En cas d’échec, il vaudra mieux pour moi me consacrer à mes deux autres activités, plus rémunératrices.

4. Les difficultés rencontrées
En premier lieu, une intervention chirurgicale, lourde, m’a tenue éloignée du tribunal d’octobre à janvier. En parallèle, j’ai aussi dû consacrer du temps à mes proches, dans une situation non moins pénible sur laquelle je ne m’appesantirai pas.
Ces difficultés sont désormais derrière moi.
Ensuite, je dois souligner que la matière judiciaire est sensible. Les victimes, les prévenus et leurs proches vivent un moment pénible, avec d’énormes tensions, la société peut être émue par certains jugements. Il convient donc de faire preuve de bienveillance et de justesse dans le traitement de ces dossiers. La tentation du « putaclic », du scabreux, qui permettrait de gagner en visibilité, est constante, mais elle ne rendrait pas service à la société.
Il faut utiliser les mots justes et éviter l’exagération. Il ne faut pas mettre sur le même plan la victime et le mis en cause, même si on peut être les deux à la fois. Il faut sans cesse songer à ne pas heurter, se mettre à la place de toutes les parties, respecter la présomption d’innocence sachant que toute erreur peut provoquer des conséquences très lourdes pour les personnes impliquées.
L’anonymisation réduit considérablement ces risques, mais ne les annule pas. De la même façon, il est bien moins périlleux de traiter un procès plutôt qu’un fait divers qui vient de se produire, et où, nécessairement, les versions divergent.
Au-delà de cet aspect, pour lequel je n’ai reçu pour le moment aucune récrimination, je dois évoquer le sujet de la crédibilité. Très peu de gens me connaissent, lisent mes articles de longue date, je dois donc faire mes preuves, à chaque dossier. Mes infos sont-elles fiables ? Je dois le prouver, encore et encore. Ce qui va prendre un certain temps.
D’où l’intérêt de rester en « rodage ».
Autre difficulté à prendre en considération : la pénibilité des audiences. On n’en ressort jamais totalement indemne. Surtout avec les dossiers qui impliquent des enfants, en ce qui me concerne. Certaines affaires vous hantent pendant longtemps, et pèsent sur votre moral.
La santé doit passer avant tout. Donc, à l’avenir et quoiqu’il m’en coûte, il faudra me ménager quelques coupures, quelques vacances, de temps à autre. Comme cet été. D’autant que cela peut être l’occasion de prendre du recul, d’améliorer le site, ma pratique, mon écriture, trouver de nouvelles idées…
Les illustrations m’ont longtemps posé problème. Je ne peux pas toujours mettre une photo du tribunal, même si sa rénovation le met bien en valeur. Il fallait trouver quelque chose d’évocateur, d’accrocheur, de libre de droits, en évitant l’intelligence artificielle autant que possible parce qu’elle consomme beaucoup trop de ressources, contribue au dérèglement climatique et met au chômage de nombreux illustrateurs et autres artistes. J’ai donc pris l’habitude de piocher dans le catalogue libre de droits de Pixabay, avec parfois quelques entorses à mes principes sur l’IA, de façon marginale. Parce qu’il est difficile aujourd’hui de totalement s’en passer, surtout dans ma situation.
Enfin, il faudrait que je discute avec le parquet et/ou le président du tribunal pour que l’audiencement puisse m’envoyer les rôles des audiences en avance, comme il le fait pour les autres médias. Je n’en ai pas formulé la demande jusque-là justement par manque de légitimité et, en conséquence, il m’est arrivé à de nombreuses reprises de me déplacer jusqu’au tribunal pour rien et donc de rater des procès. Sans compter que ces rôles me permettraient de choisir, avec plus de discernement, les dossiers les plus intéressants.
5. Les projets pour l’année à venir
J’ai déjà évoqué l’objectif des 10 000 abonnés, et des 300 euros de revenus mensuels.
Pour y parvenir, j’ai déjà lancé la newsletter mensuelle, gratuite, et la newsletter hebdomadaire, pour les soutiens qui sont prêts à débourser au moins 3 euros par mois pour les Chroniques Judiciaires Valenciennoises.
Dans les prochains articles, je mettrai en avant les réseaux sociaux, afin de rassembler une communauté aussi vaste que possible, avec les « punchlines » du tribunal qui connaissent un gros succès, les « bon à savoir », bientôt quelques citations, aussi.
J’ai changé mes outils de partage sur les réseaux sociaux, pour les inclure tous et ainsi toucher un maximum de personnes avec mes articles et mes visuels. Ce qui me permet d’espérer que 10 000 abonnés soit un objectif atteignable.
Me rapprocher du parquet pourrait également me permettre d’obtenir des pistes pour m’améliorer, voire de bénéficier de certaines informations directement, ou de suggestions de sujets…
Je dois réfléchir sur la forme de mes articles, dont je ne suis pas pleinement satisfaite. Ma volonté de rentrer dans le détail peut, parfois, alourdir la lecture et se montrer contre-productive.
Les conseils de lecture, sur les polars et autres thrillers : le premier opus n’a pas trouvé son public, il faudra néanmoins que je retente l’expérience.
« La vie du tribunal », qui semble susciter un grand intérêt, va changer de nom pour devenir « Punchline ». Plus évocateur. Une nouvelle rubrique va aussi faire son apparition sous peu : « Citation », avec des phrases célèbres sur la justice et en particulier les avocats.
D’ici au 31 décembre, je proposerai des bilans intermédiaires, pour une question de transparence que je crois essentielle pour ma crédibilité, mais aussi parce qu’ils permettent de prendre du recul sur soi.
A ce stade, je crois que j’aurais surtout besoin de retour de lecteurs comme de professionnels, pour savoir comment évoluer. Je suis à votre écoute.
6. En conclusion
Pour conclure, j’aimerais évidemment remercier TL (elle se reconnaîtra), pour son soutien financier, moral, et surtout amical. J’aimerais remercier Hainaut TV qui m’a permis de gagner de nombreux abonnés grâce à ses sympathiques partages. Je leur souhaite une belle et longue carrière. À l’avenir, il faudrait aussi qu’on puisse discuter pour voir comment on pourrait travailler en bonne intelligence. Je remercie le petit noyau d’abonnés sur Facebook qui réagit, commente, partage et fait ainsi vivre cette petite communauté qui ne demande qu’à grandir. Je remercie Daniel Carlier, de Va-infos, qui a pris le temps de discuter avec moi, de me conseiller et de m’encourager. Je remercie mes nombreux amis du milieu judiciaire qui m’ont accueillie comme une des leurs au cours de ces nombreuses années et qui savent, pour certains, trouver les mots pour aider à digérer les pires horreurs. Je remercie les collègues des autres médias locaux, qui m’aident encore à grandir, et à évoluer.
Et, bien sûr, un grand merci à tous les lecteurs silencieux, mais bien présents.






