Condé-sur-l’Escaut. Sous protoxyde, il frappe sa femme devant leur enfant

Temps de lecture : 3 minutes

Ce 10 juillet, le tribunal a jugé un Condéen de 29 ans pour des violences commises en pleine rue à l’encontre de son épouse et devant leur enfant de 2 ans. Il s’en sort avec un sursis probatoire.

Des coups de poing et des gifles

Habillé tout en noir dans une tenue de sport, Moussa* se présente à son procès sous escorte, dans le box, les cheveux courts et noirs, comme sa barbe. Le Condéen tient un restaurant et son casier compte trois mentions depuis 2021, pour conduite sans permis et un travail d’intérêt général non réalisé. Sur le banc des parties civiles vient s’asseoir Anaïs*, toute fine sous son voile.

Le 7 avril dernier, elle marchait dans la rue avec son fils de deux ans dans une poussette quand est arrivé Moussa en voiture. Voyant un bleu sur son fils, ce dernier a perdu ses nerfs. Après avoir mis l’enfant dans son véhicule, il a fauché Anaïs et lui a porté coups de poing et gifles pour une ITT évaluée à un jour par le légiste.

Placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de contact, le jeune homme s’est vite retrouvé en détention provisoire après avoir violé cette interdiction, d’où sa comparution dans le box plutôt qu’à la barre.

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Des problèmes neurologiques graves à cause du protoxyde d’azote

“J’avais consommé du protoxyde d’azote, j’étais pas moi-même ce jour-là”, explique-t-il face à ses juges. “Je lui pardonne. Je ne lui en veux plus, c’était la première fois, je pense qu’il a compris”, indique Anaïs de son côté, souhaitant retrouver son époux dès que possible.

“Elle a longuement réfléchi et elle a la tête sur les épaules”, appuie son avocate, maître Buvat, qui réclame cependant 500 euros de dommages et intérêts pour le compte de l’enfant, lui aussi victime de cette scène de violence.

Maître Duez précise que Moussa a été hospitalisé pour des troubles du comportement en raison de sa consommation de protoxyde d’azote. Elle évoque des scarifications et des problèmes neurologiques à cause desquels il peine aujourd’hui à marcher. Selon l’avocate, il aurait subi une crise de paranoïa en voyant le bleu sur le visage de son fils. Quant à la violation de son contrôle judiciaire, elle indique que c’est son épouse qui l’avait recontacté.

Six mois de prison avec sursis probatoire

Le tribunal fixe la sanction à six mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans assorti d’obligations de soins, de travail et d’indemniser les victimes en plus d’une interdiction de paraître à leur domicile. Il ne lui a cependant pas interdit d’entrer en contact avec elles. Il devra les indemniser comme réclamé par maître Buvat.


* prénom(s) d’emprunt (sauf exception, la véritable identité des condamnés ne sera mentionnée sur ce site qu’à la demande des juges)

Les condamnés ont dix jours pour interjeter appel de la décision du tribunal.

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Les chiffres de la délinquance à Condé-sur-l’Escaut.


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Lisa Largillet

Journaliste et autrice de fictions (sous pseudonyme) qui a toujours vécu dans le Valenciennois, je couvre les audiences du tribunal correctionnel de Valenciennes depuis 2012 pour la presse locale. Je dispose aussi d'une courte mais enrichissante expérience en tant que secrétaire juridique dans un cabinet d'avocats.

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