Escaudain. Un quinqua agresse une mineure et reconnaît des “pulsions”
Ce 20 mars, le prévenu a reconnu les faits d’attouchements commis sur une adolescente de quatorze ans à Escaudain, et aussi d’avoir besoin de soins. Le tribunal a décidé de l’y contraindre sur une longue période.

Il lui propose de monter dans sa voiture
L’adolescente allait voir des amies quand elle a eu le malheur de croiser Sébastien*, le 23 juin dernier. Le quinquagénaire l’a abordée, a commencé à lui parler de ses vêtements avant de la toucher. Heureusement, les amies en question sont arrivées et la victime a pu s’échapper avec elles. Mais un peu plus tard, Sébastien l’a retrouvée devant la piscine. Il lui a alors proposé de monter dans sa voiture pour la raccompagner. L’ado a néanmoins réussi à envoyer un texto à sa mère qui a pu la rejoindre avant que le quinquagénaire n’aille encore plus loin.
Lors de ses auditions, la fille de Sébastien ne s’est pas montrée étonnée vu que ce n’était pas la première fois qu’elle entendait parler de faits comme ceux-ci. L’ex du prévenu l’a décrit comme particulièrement porté sur le sexe et sa compagne au moment de l’enquête a aussi évoqué une attirance pour les jeunes filles.
Des « fantasmes » et des « pulsions » de plus en plus difficiles à contenir
Avec ses cheveux poivre et sel, sa moustache et son début de calvitie, Sébastien n’en mène pas large, à la barre du tribunal. Il assume néanmoins les faits et ses penchants. Il explique avoir assisté à une agression sexuelle du même type en 2005, ce qui aurait déclenché en lui des fantasmes et surtout des “pulsions” de plus en plus difficiles à contenir envers des mineures. Avec une limite qu’il fixe à seize ans. “C’est inquiétant”, commente la présidente Gosteau. La psychologue qui a expertisé Sébastien parle d’un “risque de récidive majeur”.
Désormais célibataire, son casier ne comporte aucune mention. Après avoir travaillé dans le bâtiment pendant vingt-quatre ans, il bénéficie de l’allocation adulte handicapé. “Je suis désolé”, lâche Sébastien quand la présidente lui fait remarquer que sa victime a été terrorisée.
Sept mois avec sursis probatoire requis
En raison de l’heure tardive (21h30) et de la reconnaissance des faits par le prévenu, le parquet et l’avocat de la victime ne se sont pas lancés dans de grands discours. Le premier réclame un total de 7000 euros, la substitut Dalbera requiert sept mois de prison avec sursis probatoire pendant trois ans assorti d’obligations de soins et d’indemniser la victime, ainsi que d’interdiction de contact et de paraître au domicile de celle-ci. Elle demande également l’interdiction de toute activité le mettant en lien avec des mineurs pendant dix ans.
“Ce qui est criant, c’est sa demande de soins”, soulève maître Guilleminot, qui plaide donc d’y contraindre son client.
Condamné à un suivi sociojudiciaire
Le tribunal condamne Sébastien à un suivi sociojudiciaire pendant cinq ans avec obligation de soins et interdiction de contact et de toute activité le mettant en lien avec des mineurs. En cas de manquement à ses obligations, la peine encourue a été fixée à un an de prison. Il devra enfin indemniser sa victime et les parents de celle-ci pour un total de 4700 euros.
* prénom(s) d’emprunt
Les condamnés ont dix jours pour interjeter appel de la décision du tribunal.
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Ressources
Les chiffres de la délinquance à Escaudain.
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